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Le partenariat Maroc/ Espagne           mis à l’épreuve 

 

Ces derniers jours, l’Espagne s’est lancée dans une campagne sans précédent contre le Maroc. Cela pourrait à terme produire une nouvelle réalité stratégique consistant à une internalisation des dossiers de la souveraineté marocaine, c’est-à-dire le transfert d’un certain nombre de questions que le Royaume Chérifien considère comme internes, vers la sphère européenne et mondiale, comme la question de Ceuta et Melilla, l’immigration, le droit de l’homme et l’identité des sahraouis séquestrés au camp de Tindouf.

Des questions que le Maroc tient à ne pas internationaliser avant la clôture définitive par le Conseil de sécurité du dossier du Sahara Marocain.

Mais, il paraît que les manœuvres du voisinage Est et Eberique obligeraient le Royaume à mettre sur table toutes ses revendications.

 

En effet, pour obtenir ses droits, le Maroc doit se préparer à une guerre hybride, une sorte de

“ Package” rassemblant le militaire, les pressions juridiques, médiatiques, diplomatiques, économiques, cybernétiques et politiques.

Un ensemble dont les éléments se complètent et interagissent.

Néanmoins, si le Royaume a confirmé sa supériorité concernant certains de ces éléments, il demeure encore en deçà des attentes et exigences de la situation, surtout sur le plan médiatique.

 

Cette campagne anti-Marocaine

est menée par divers milieux, officiels et associatifs

espagnols qui affirment sans preuve que le Maroc a été l’initiateur de cette vague d’immigration illégale vers Ceuta et Melilla.

Mais, le plus dangereux encore, c’est le projet de naturalisation de dizaines de milliers de Sahraouis nés avant 1975 date de récupération du Sahara par le Maroc.

Ces gens ont un statut juridique espagnol unifié en tant que personnes nées sur un territoire sous administration espagnole.

 

Cette démarche espagnole vise à reconstruire une communauté juridico-historique sahraouie faisant partie intégrante de sa population.

Mais la question qui se pose, si l’Espagne accorde la citoyenneté à ces individus, aura elle la possibilité d’établir un lien juridique et politique avec cette population.

Un pas dont le but est d’impacter le conflit du Sahara en brouillant les cartes sur l’identité du vrai sahraoui et sur qui a le droit de le représenter.

Ce projet de citoyenneté pour les Sahraouis est politiquement plus dangereux que sa valeur juridique directe, parce que cette naturalisation pourrait reproduire la question du Sahara au sein de l’espace juridique européen et pas seulement au niveau des Nations Unies.

 

Ce qui est sûr, c’est que le Royaume du Maroc fait de son mieux pour ne pas nuire à sa relation avec l’Espagne vu les intérêts communs qui lient ces deux pays, dont les échanges commerciaux, les investissements, la lutte contre l’immigration clandestine et le terrorisme, la sécurité et la coopération en matière de renseignements, les frontières, la communauté marocaine en Espagne et aussi le projet de l’organisation de la coupe du monde 2030.

Face à cette escalade espagnole, le Maroc avec la plus grande sagesse a attendu plus de quarante jours pour répondre aux accusations non fondées et pour dire qu’il tient fermement au partenariat avec ce pays Européen voisin, mais n’acceptera jamais de céder face aux pressions de quelles natures qu’elles soient.

 

Marrakech le 21/09/2026

Noureddine Benchekroun

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