مجتمع

La très difficile mission de Fatima Zahra El Mansouri.

 

(Rédigé par Noureddine Benchekroun)

 

Pour bien comprendre la façon avec laquelle le Parti Authenticité et Modernité ( PAM), mène les négociations pour la formation du nouveau gouvernement, il faut partir d’un concept à trois niveaux.

 

– Le premier est interne et concerne le parti lui-même, il a attrait à l’évaluation des rôles des deux courants constitutifs de cette formation politique.

Mais on ne peut pas prétendre que cette évaluation est bien planifiée concomitamment aux grandes métamorphoses qui ont secoué le parti, ou qu’elle est le résultat du pur hasard et de l’évolution naturelle des événements.

En effet, on note l’existence d’un courant soit-disant radical, majoritaire, piloté par le parlementaire Hicham El Mhajri, et qui refuse toute nouvelle alliance avec le Rassemblement national des indépendants (RNI).

Parallèlement à cette formation, on trouve une commission formée par quatre personnes du bureau politique, mandatée par le conseil national au côté de Fatima Zahra El Mansouri, nommée Chef de gouvernement par SM le Roi Mohamed VI et chargée pour la constitution du prochain gouvernement. Contrairement à la précédente, cette deuxième formation reste ouverte à toute proposition telle quelle soit et ce, pour mener à bien les négociations qui s’avèrent des plus compliquées du fait de la faible participation aux élections et de l’alignement déjà à l’opposition de 62 sièges parlementaires ( PJD 54, 8 de la gauche).

 

-Le deuxième niveau concerne la relation RNI/ PAM, très tendue durant la campagne électorale et continue à l’être de nos jours.

En effet, le RNI est déterminé à intégrer la coalition gouvernementale, tandis que le PAM tarde encore à formuler une réponse.

Cette latence de la part de Fatima Zahra El Mansouri et compagnons peut être qualifiée

de tactique pour ne pas dire manœuvres politiques visant à éviter les pressions des autres partis qui ne lâchent pas prise pour arracher davantage de postes ministériels. D’ailleurs, certains de ces partis comme le PPS négocie une “ part” dépassant de loin ses résultats aux élections, un phénomène qui, certes n’est pas nouveau dans la scène politique marocaine.

En effet, l’histoire législative marocaine décèle plus d’un exemple du genre, cad des partis qui négocient à partir de leurs poids politiques et non en fonction de leurs résultats électoraux.

 

-Pour le troisième niveau, il concerne la relation du PAM avec le PJD qui s’est déjà rangé à l’opposition. Pour ce volet, Abdellatif Ouahbi, ex ministre de la justice et membre du bureau politique défend farouchement les positions de son parti contre les déclarations diffamatoires et continue de Abdelilah Benkirane.

 

 

Marrakech le 10/10/2026

مقالات ذات صلة

اترك تعليقاً

لن يتم نشر عنوان بريدك الإلكتروني. الحقول الإلزامية مشار إليها بـ *

زر الذهاب إلى الأعلى